· par Franco Huard
Visite en Belgique | Sous le Bandeau | VLOG | Épisode #39
Il est tard et l’animateur avoue sa fatigue, mais l’excitation du grand départ l’emporte : pour la première fois, Franco pose ses valises à Bruxelles. Ce vlog tient du carnet de voyage — une semaine belge passée à tisser des liens de fraternité, à pousser la porte de temples séculaires et à écouter des érudits raconter ce qui, depuis plus de trois siècles, pousse des hommes et des femmes à bâtir ensemble.
Cap sur Bruxelles
Arrivé en Belgique pour la première fois, Franco vient participer au convent de la Grande Loge de Belgique et du Grand Orient de Belgique. L’objectif est clair : ouvrir et entretenir des liens d’amitié. Et il y a de quoi — la grande loge canadienne à laquelle il appartient compte environ 4 % de membres d’origine belge. Aller à la rencontre des frères et sœurs de Belgique n’a donc rien d’anecdotique : c’est presque une affaire de famille. Le voyage se fait à bord du TGV depuis la France, où l’attend le frère Eddy Caekelberghs, du Grand Orient de Belgique. Au programme de la semaine : de la visite, de la découverte et, promet Franco, quelques temples à vous montrer.
Des temples à découvrir
C’est l’un des temps forts de la capsule : l’entrée dans des lieux de réunion d’exception. Franco fait défiler devant la caméra les temples de la Grande Loge Française de Memphis-Misraïm ainsi que ceux du Grand Orient de Belgique. Architecture, décors, symboles — chaque salle raconte une histoire et une manière de travailler. Pour un maçon québécois, c’est l’occasion de mesurer à quel point une même tradition peut prendre des visages très différents d’un pays à l’autre.
La franc-maçonnerie, bâtisseuse de cathédrales
Le séjour réserve aussi un grand moment d’écoute : une conférence où l’historien Roger Dachez file la métaphore du maçon opératif. Le jeune ouvrier qui arrive sur le chantier d’une cathédrale au Moyen Âge n’a pas vraiment conscience de l’origine du bâtiment, et il ne verra sans doute jamais son achèvement. Il en va de même, dit-il, pour les francs-maçons d’aujourd’hui, embarqués dans une entreprise vieille de plus de trois siècles. Comme les bâtisseurs élevaient des cathédrales toutes différentes autour d’un même plan, la franc-maçonnerie affiche une immense diversité : certains insistent sur les relations sociales et la paix entre les hommes, d’autres sur des références plus spirituelles.
« Ce qui unifie la franc-maçonnerie, c’est la volonté farouche de concilier les contraires, de faire en sorte que de la diversité naisse l’union des cœurs. »
— Roger Dachez
Une aventure sans fin
Qu’est-ce qui pousse encore aujourd’hui des hommes et des femmes à se lancer dans une aventure dont ils ne verront pas la fin ? La réponse tient en une idée simple : toute personne sincère qui s’interroge sur le sens de sa présence sur Terre et qui souhaite laisser derrière elle une humble trace digne peut emprunter la voie maçonnique. Chacun y trouve, grâce à cette diversité, le chemin qui est le sien — non pas pour construire contre quelque chose, mais pour participer à un projet commun. Ce projet, au fond, tient à la fraternité des cœurs et des esprits, un idéal dont, comme la cathédrale du jeune ouvrier médiéval, nous ne verrons peut-être pas l’accomplissement.
« Point n’est besoin d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer. »
— Guillaume le Taciturne
De Bruxelles à ses temples, en passant par la parole des historiens, cet épisode belge rappelle une évidence : la fraternité maçonnique ne connaît pas de frontières.
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