· par Franco Huard

Visite au CIMAS et COMAM | Voyage au Chili (Partie 1) | Sous le Bandeau | VLOG | Épisode #26

Cap sur l’Amérique du Sud. Dans ce vingt-sixième vlog, Franco boucle ses valises, lance le gag maison — « Sanfranco, il est où? » — et file vers l’aéroport, direction Santiago du Chili en passant par Atlanta. Objectif : dix jours de rencontres maçonniques dans l’hémisphère sud, entre la clôture du CIMAS et les travaux du COMAM. Son acolyte Mathieu s’est égaré quelque part dans le terminal, un ouragan menace au-dessus d’Atlanta, mais rien n’arrête le départ. « Une autre belle aventure », lance-t-il, caméra à la main.

Arrivée à Santiago et clôture du CIMAS

Après une nuit de vol — chose rare, il a réussi à dormir —, Franco atterrit à Santiago au petit matin et se rend le soir même à la cérémonie de clôture du CIMAS. Une centaine de frères et sœurs sont réunis, de nombreux dignitaires ont pris place à l’orient, et l’organisation souligne une vingtaine d’années d’existence. La Marseillaise résonne dans le temple pendant que photos, accolades et agape fraternelle referment l’événement. Mais ce n’est qu’un début : le gros du séjour, le COMAM, s’ouvrira quelques jours plus tard.

Une tenue à la Grande Loge Mixte du Chili

La veille des inscriptions au COMAM, Franco et Mathieu passent par un temple de la Grande Loge Mixte du Chili. Ce qui devait être une simple visite se transforme en invitation : « Mes frères, venez en loge. » Les voilà participants d’une tenue chilienne, dans un temple à l’architecture singulière — ni soleil ni lune de part et d’autre de l’orient — et selon un rite local passablement différent de ce qu’on pratique au Québec. Un rituel que Franco qualifie de sensationnel.

CIMAS ou COMAM : deux organisations, une fusion en suspens

Au COMAM, un frère de la Grande Loge du Nord de la Colombie — l’une des fondatrices de l’organisation — prend le temps d’expliquer pourquoi deux structures coexistent. Les obédiences américaines issues du CLIPSAS ont fondé le COMAM ; le CIMAS, lui, ajoute à ses assises un second espace, un Suprême Conseil (FASREAA) voué aux hauts grades, là où le COMAM se limite aux rencontres entre grandes loges. Surtout, le CIMAS accueille des obédiences hors du continent — le Grand Orient de France, la Grande Loge de Roumanie —, ce qui, aux yeux de plusieurs, le rapproche davantage du CLIPSAS que du COMAM, résolument territorial et américain. C’est ce point de friction qui a rendu, pour l’instant, la fusion des deux organisations impossible.

« La fusion ne doit pas être forcée. Ce doit être un processus naturel, une décision unanime, pas une décision prise à la majorité. »

— Un frère de la Grande Loge du Nord de la Colombie

La Déclaration de Santiago

Trois jours de travaux plus tard, le COMAM se termine. Parmi les grands sujets : comment la franc-maçonnerie peut se démarquer dans le monde d’aujourd’hui. Des ateliers se tiennent en espagnol et en français — Franco œuvrant du côté francophone —, et il en ressort un texte commun, la Déclaration de Santiago. Le document doit être publié sur le nouveau site web du COMAM, que Franco a justement été chargé de bâtir. La capsule se referme sur un dernier gag — « Rachid, où est le site web? » — et un clin d’œil complice à la communauté.

Chapitres

Sujets : COMAM · CLIPSAS · franc-maçonnerie libérale · VLOG

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