· par Franco Huard
48 heures vélo 2024 | Sous le Bandeau | VLOG | Épisode #44
Changement de décor radical pour ce quarante-quatrième vlog : pas de temple, pas de tenue, pas un mot de rituel. Franco range le maillet le temps d’un très long week-end et troque la maçonnerie pour la philanthropie pure. Direction l’aéroport de Mirabel, où il rejoint ses collègues de travail pour un défi qui tient autant du marathon que du camping entre amis : 48 heures de vélo, jour et nuit, au profit de la fondation Rêves d’enfants — l’équivalent québécois du Make-A-Wish. Caméra au poing, il s’est donné pour mission de montrer « ce qu’un franc-maçon peut faire de ses temps libres, quand il en a ».
48 heures sur la piste, en relais
Le principe est simple sur le papier, redoutable dans les jambes : une équipe de huit tourne sans relâche sur le circuit pendant deux jours complets, chacun enfilant environ six heures de selle. Franco fait partie de l’équipe CGI n°4, un noyau de collègues devenus amis — les fameux « quatre amigos » — réunis pour l’occasion. Ses tours à lui tombent en plein jour comme au cœur de la nuit, dont un créneau de 4 h à 6 h du matin. « Quand je dis intense, c’est surtout le froid, la nuit, le vent », résume-t-il. À 4 h du matin, sous une douzaine de degrés, la piste ne compte plus qu’une poignée de cyclistes obstinés et le ronron d’une machine à espresso.
Un gars, ses causes et son café
Aider les enfants, c’est le fil rouge de l’engagement de Franco. Il rappelle ses deux causes de cœur — l’Opération Père Noël, qui offre des cadeaux aux enfants de la DPJ pour une troisième année, et les paniers de Noël pour les familles de Montréal — auxquelles s’ajoute désormais le 48 heures vélo. Fidèle à lui-même, il débarque aussi avec son grain de folie : nommé DJ officiel de l’équipe, il promet de la bonne musique et quelques bons coups montés à ses collègues. Un seul regret, ses « flûtes de train » pour faire sursauter le monde sont restées à la maison. Sa machine à espresso, elle, reste un non-négociable, tasses pour tout le monde comprises.
La logistique d’un vlogueur débrouillard
Pour tenir les quarts de nuit sans s’écrouler, Franco a monté un vrai campement mobile. Son frère Pierre lui a prêté un matelas conçu pour dormir dans une Tesla : le lit s’installe à l’arrière de la voiture, et à 3 h 42 le réveil sonne pour deux heures de pédalage. Le vélo, lui, vient aussi de la famille — un vélo électrique emprunté à son frère, dont le chargeur réclame une prise de 30 ampères. Résultat : des disjoncteurs qui sautent tout le week-end et un Franco condamné à rouler sans assistance sur un engin trois à quatre fois plus lourd qu’un vélo ordinaire. Ses jambes s’en souviendront longtemps.
« Avec toi, tout devient possible »
Au-delà des blagues, l’événement a son thème, martelé comme un mantra tout au long du week-end.
« Avec toi, tout devient possible. »
— Le thème du 48 heures vélo 2024
Le moment le plus fort n’est pas sur la piste, mais au micro. Un porte-parole revient sur le témoignage de Claudia, la mère de la petite Léa, pour rappeler aux bénévoles et aux cyclistes l’ampleur de ce qu’ils accomplissent.
« Vous ne réalisez peut-être pas l’impact que vous avez sur eux. Ils nous touchent, mais vous les touchez aussi, par votre générosité et votre empathie. »
— Un porte-parole de Rêves d’enfants
Un merci appuyé va aussi aux quatre cents bénévoles mobilisés cette année.
Mission accomplie
En entrevue, la capitaine de l’équipe CGI n°4 raconte une aventure montée à la dernière minute, avec l’aide de son assistant-capitaine Alex. L’entreprise participe depuis environ six ans, avec plusieurs équipes au fil des éditions. L’objectif de cette recrue était de 5 000 $ ; la contribution, arrivée en bonne partie dans la dernière semaine, a finalement grimpé à 6 500 $. Épuisé mais heureux, Franco boucle son direct de Mirabel sur un constat tout simple : il n’avait jamais rien fait de tel, ses jambes sont mortes, mais elles ont servi la bonne cause.
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